L'Alsace avec Jean et la Lorraine avec David
Par PROVEMPLOI le vendredi 17 juillet 2009, 00:32 - Régions - Lien permanent

Jean, 23 ans, étudiant originaire de Strasbourg, nous explique ce que représente la capitale pour les jeunes de Province : « Quand on est jeune et qu'on vit en France, souvent ça nous fait un peu rêver Paris, c'est la ville où tout bouge, c'est la ville où il faut se battre, où tout est possible, il y a une dimension challenge ».
Les prix élevés de Paris ont changé ses habitudes, mais il s’était préparé avant d’arriver : « je suis vendeur de programme au Théâtre des Champs Elysées, vous voyez, déjà ça c'est Paris, être étudiant la journée et pouvoir payer ses études en étant vendeur de programmes au Théâtre des Champs Elysées, du standing quoi, il y a pas des Théâtres des Champs Elysées partout, il y en a qu'à Paris. J'avais déjà trouvé mon emploi avant de venir à Paris, je l'aurais pas fait sinon, ça aurait été financièrement impossible. J'ai pu m'en sortir grâce à un gros piston. C'est ça Paris aussi, la ville des réseaux, si tu as pas de réseau du tout c'est beaucoup plus difficile de s'en sortir, j'en connais qui sont revenus sur leurs pas ».
Comme beaucoup de jeunes, la vie à Paris correspond bien à ses attentes du moment, mais il n’exclut pas de retourner à Strasbourg un jour : « [j’envisage de retourner à Strasbourg], oui, mais que si je peux régulièrement retourner sur Paris, parce que j'adore Paris quand même, on est dans un pays centralisé, beaucoup de choses se passent à Paris. Je ne sais pas si je resterai toute ma vie à Paris, parce que Paris c'est étouffant, et peut-être que si j'avais une famille j'y penserais plus. Je ne me vois pas ne pas pouvoir me balader tranquillement avec mes enfants, les faire loger dans un
Quand il pense à sa ville natale, il pense « aux colombages, aux montagnes, aux cigognes, à la neige, au bel accent alsacien, tout ça y a pas à Paris, mais bon, moi ça me dérange pas ».
David, jeune barman originaire de Nancy, trouve que la vie à Paris est très dure : « Je fais plus attention à ce que je consomme, parce que c'est beaucoup plus cher. À Nancy on peut mettre plus d'argent de coté tous les mois, c'est bête mais c'est vrai, à Paris c'est très dur, il y a le loyer, les transports et ceci et cela, faire les courses au supermarché ça coute deux fois plus cher qu'à Nancy ».
Selon David, Paris est une ville où « il vaut mieux y aller en vacances, quand on a de l'argent, plutôt que d'y aller pour vivre, Paris ce n'est pas trop mon kif ».
David sent un peu de nostalgie pour sa ville natale : « ce qui me manque le plus de Nancy, c'est le fait d'avoir l'impression de pouvoir tout conquérir, que tout est possible, l'impression de tout connaître, d'avoir des repères partout, tout est accessible, le gens sont plus sympathiques. C'est une autre mentalité, les gens ont plus de temps, sont plus décontractés ».
On voit bien comment la façon de voire et vivre Paris varie avec l’expérience, comment les difficultés qu’on peut rencontrer conditionnent le point de vue. C’est pour cette raison que le besoin de partager les expériences est ressenti, pour comparer sa propre réaction avec celle des autres, et pour se sentir moins seuls dans une ville que peut être, parfois, perçue comme hostile.
Les adresses alsaciennes à Paris
39, avenue des Champs-Elysées, Paris 8ème
Boulangerie Le Pétrin Alsacien
169, boulevard Lefebvre, Paris 15ème
209, avenue Charles de Gaulles, Neuilly sur Seine (92)
97, rue de Provence, Paris 9ème
17, rue d’Aligre, Paris 12ème



