En Alsace les étrangers représentent 10 % de la population, un pourcentage nettement supérieur à la moyenne nationale (8,1 %). Mulhouse est la ville la plus cosmopolite du pays : 15,2 % de ses habitants sont nés à l’étranger... Si Mulhouse est si internationale, c’est avant tout lié à sa position de carrefour. La proximité de l’Allemagne, de la Suisse et des axes qui traversent l’Europe du nord au sud et de l’ouest à l’est expliquent en effet l’accueil privilégié que réserve la ville aux étrangers. Le travail frontalier y est très fréquent – il n’est pas rare d’habiter Mulhouse et de travailler en Allemagne, en Suisse et vice-versa.

 

Mulhouse a aussi une longue histoire d’hospitalité, d’accueil et d’immigration. La première vague d’arrivées commence dans les années 20. Mulhouse accueille alors surtout des Polonais, des Italiens, des Espagnols, des Suisses et des immigrés du Maghreb. La seconde vague commence après la deuxième guerre mondiale et dure jusqu’en 1975. Mulhouse accueille alors des Portugais, des Maliens et des Sénégalais. Les flux d’immigration les plus récents concernent plutôt les Européens (Allemagne, Italie, Belgique), les Chinois et les populations originaires des Balkans. Mulhouse présente en outre un modèle fort d’intégration. Les violences y sont par exemples très rares. Kingersheim et Wittenheim, en banlieue nord, affichent le deuxième taux de violence le plus bas de France, selon le palmarès du Figaro basé sur les chiffres de la police judiciaire. Le taux des crimes et délits y est bien inférieur à la moyenne nationale (1,47 contre 5,93). Si vous souhaitez vous y installer, révisez vos langues étrangères… et songez aussi à vous mettre à l’Alsacien !